L’IA de Figure BotQ envahit les entrepôts : 100 000 robots humanoïdes en 2025
Découvrez comment Figure AI s'apprête à révolutionner la logistique mondiale avec 100 000 robots humanoïdes d'ici fin 2025. Grâce à son usine BotQ, où des robots fabriquent d'autres robots, cette avancée technologique promet de redéfinir le travail en entrepôt. Mais cette prouesse suscite aussi des inquiétudes. Plongée dans cette révolution high-tech.

L’IA de Figure BotQ envahit les entrepôts : 100 000 robots humanoïdes en 2025
Une révolution robotique dans les entrepôts
En avril 2025, l’industrie de la logistique est en train de vivre un tournant majeur, et Figure AI est en première ligne. Avec son usine flambant neuve BotQ, la start-up américaine ambitionne de produire 100 000 robots humanoïdes d’ici la fin de l’année pour transformer les entrepôts du monde entier. Ces machines, dopées à l’IA, ne se contentent pas de transporter des cartons : elles collaborent, apprennent et pourraient bien redéfinir le futur du travail. Mais entre prouesse technologique et craintes d’automatisation massive, que faut-il en penser ? On fait le point sur cette invasion high-tech.
BotQ : l’usine qui fabrique des robots… avec des robots
Une production à grande échelle
Lancée en mars 2025, l’usine BotQ de Figure AI est un monstre de productivité. Selon un communiqué officiel de l’entreprise, sa première ligne de production peut déjà assembler 12 000 robots humanoïdes par an . Mais Figure voit grand : d’ici fin 2025, l’objectif est de porter sa flotte à 100 000 unités, un chiffre confirmé par le PDG Brett Adcock dans une interview à Forbes . Pour y arriver, BotQ utilise une approche inédite : des robots humanoïdes de Figure aident à assembler… d’autres robots. Une boucle d’automatisation qui fait rêver les geeks et trembler les syndicats.
Une IA qui change la donne
Au cœur de ces machines, on trouve Helix, le système d’IA maison de Figure. Capable de comprendre des commandes vocales et de manipuler des objets inconnus, Helix permet aux robots de s’adapter à des environnements complexes comme les entrepôts. En janvier 2025, une flotte de Figure 02 a été déployée dans l’usine BMW de Spartanburg, en Caroline du Sud, où ils ont multiplié par 4 la vitesse des tâches industrielles, selon Interesting Engineering . Avec la transition vers le modèle Figure 03, optimisé pour la production de masse, Figure mise sur une fiabilité accrue et des coûts réduits. Les entrepôts, terrain de jeu idéal pour l’IA
Pourquoi les entrepôts ?
Les entrepôts sont le point de départ logique pour ces robots humanoïdes. Contrairement aux maisons, ces espaces sont structurés, prévisibles et pleins de tâches répétitives – le terrain de jeu parfait pour l’automatisation. Figure n’est pas seul dans la course : Agility Robotics, avec son usine RoboFab, vise 10 000 unités par an, et Tesla espère produire 10 000 Optimus d’ici fin 2025. Mais Figure se démarque par sa vitesse d’exécution et ses partenariats. Outre BMW, un second client américain majeur – dont le nom reste confidentiel – a signé pour déployer ces robots dans ses centres logistiques.
Des robots qui collaborent
Ce qui rend les robots de Figure uniques, c’est leur capacité à travailler en équipe. Lors de tests, deux robots Figure 02 ont déballé des courses et organisé des objets en parfaite synchronisation, un exploit rendu possible par Helix. "On est loin des vieux bras robotiques qui visseraient des boulons à l’aveugle", ironise un ingénieur sur X. Ces machines peuvent soulever jusqu’à 25 kg, naviguer dans des espaces encombrés et même répondre à des instructions vocales. Pour les entrepôts, c’est une révolution : fini les erreurs humaines, bonjour l’efficacité 24/7.
Une menace pour l’emploi ou une opportunité ?
Les craintes d’une automatisation massive
Avec 100 000 robots en vue, les questions fusent. Selon une étude de Goldman Sachs citée par Forbes, le marché des robots humanoïdes pourrait atteindre 38 milliards de dollars d’ici 2035. Mais à quel prix pour les travailleurs ? Aux États-Unis, où le salaire médian d’un employé d’entrepôt avoisine les 44 000 dollars par an, l’arrivée de ces machines fait peur. "Si un robot coûte 30 000 dollars et remplace un humain, le calcul est vite fait", note un analyste. Les syndicats, déjà échaudés par l’impact de l’IA dans le cinéma, redoutent une vague de licenciements.
Un avenir collaboratif ?
Figure tempère les craintes. Brett Adcock insiste : ces robots ne sont pas là pour remplacer, mais pour assister. "On veut libérer les humains des tâches dangereuses et répétitives", a-t-il déclaré. Dans les entrepôts, cela pourrait signifier moins de blessures liées au port de charges lourdes et plus de postes qualifiés pour superviser les machines. Reste à voir si cet optimisme tiendra face à la réalité économique.
Vers un monde dominé par les humanoïdes ?
La course mondiale s’intensifie
Figure n’est pas seul dans cette bataille. En Chine, AgiBot a déjà produit 1 000 robots humanoïdes en 2024, et le gouvernement vise la domination mondiale d’ici 2027. Pendant ce temps, Meta et Google investissent massivement dans leurs propres projets de robots IA. Cette course effrénée soulève des questions éthiques : qui contrôlera ces machines ? Et que se passera-t-il si elles deviennent trop autonomes ? Pour l’instant, Figure semble avoir une longueur d’avance, mais 2025 s’annonce comme une année décisive.
Et après les entrepôts ?
Figure ne compte pas s’arrêter là. Adcock a déjà annoncé des tests de ses robots dans des foyers dès cette année, avec l’ambition de les rendre aussi courants qu’un aspirateur Roomba. Mais avant de voir un Figure 03 ranger votre frigo, il faudra régler les questions de sécurité et de coût. En attendant, les entrepôts du monde entier se préparent à accueillir ces nouveaux collègues d’acier