Les jeunes travailleurs sont-ils les plus inquiets face à l'IA en 2026 ?
Une enquête Randstad révèle que quatre travailleurs sur cinq s'attendent à ce que l'IA transforme leurs tâches quotidiennes. Les jeunes de la génération Z figurent parmi les plus préoccupés, tandis que les craintes de pertes d'emploi ont grimpé de 28% en 2024 à 40% en 2026.

Les jeunes travailleurs sont-ils les plus inquiets face à l'IA en 2026 ?
L'intelligence artificielle s'impose désormais comme une réalité incontournable dans le monde du travail. Alors que les entreprises accélèrent leur adoption de ces technologies, les salariés expriment des inquiétudes croissantes quant à l'avenir de leurs emplois. Une récente enquête Randstad met en lumière un phénomène préoccupant : la génération Z se montre particulièrement anxieuse face à cette transformation.
Une inquiétude généralisée qui s'intensifie
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Les préoccupations concernant les pertes d'emploi liées à l'IA ont connu une progression spectaculaire : elles sont passées de 28% en 2024 à 40% en 2026. Cette hausse de 12 points en seulement deux ans témoigne d'une prise de conscience collective face aux bouleversements en cours.
Plus révélateur encore, quatre travailleurs sur cinq (80%) estiment que l'intelligence artificielle aura un impact direct sur leurs tâches quotidiennes. Cette anticipation massive montre que l'IA n'est plus perçue comme une technologie lointaine, mais comme une réalité immédiate qui redéfinit les contours de nombreux métiers.
La génération Z en première ligne des inquiétudes
Selon l'enquête Randstad, la génération Z figure parmi les groupes les plus préoccupés par l'impact de l'IA sur l'emploi. Ce paradoxe interpelle : cette génération, pourtant native du numérique et généralement à l'aise avec les nouvelles technologies, exprime des craintes significatives.
Cette anxiété s'explique probablement par plusieurs facteurs. Les jeunes travailleurs entrent sur un marché du travail en pleine mutation, où les repères traditionnels s'effacent rapidement. Ils sont également plus susceptibles d'occuper des postes de début de carrière, potentiellement plus vulnérables à l'automatisation.
Paradoxalement, ces mêmes jeunes travailleurs anticipent que l'IA pourrait améliorer certains aspects de leur travail, tout en redoutant des réductions d'effectifs. Cette dualité reflète la complexité de la transformation en cours : l'IA promet des gains de productivité et l'élimination de tâches répétitives, mais soulève simultanément des questions existentielles sur la place de l'humain dans l'entreprise.
Un « tsunami » sur le marché du travail
L'impact de l'intelligence artificielle sur le marché du travail est désormais décrit comme un véritable « tsunami », une métaphore qui souligne l'ampleur et la rapidité des changements. Les craintes de licenciements massifs s'accumulent dans de nombreux secteurs, alimentant un climat d'incertitude.
Les données du Fonds monétaire international (FMI) apportent un éclairage quantitatif à ces inquiétudes. Selon leurs analyses, dans les régions où la demande de compétences en IA est élevée, l'emploi dans les professions vulnérables à l'IA est 3,6% plus faible après cinq ans. Ce chiffre, bien que modéré, confirme une tendance à la baisse dans certains secteurs exposés.
Des professions inégalement exposées
Tous les métiers ne sont pas égaux face à cette transformation. Le FMI souligne que certaines professions sont particulièrement vulnérables à l'automatisation par l'IA, tandis que d'autres bénéficient au contraire d'une demande accrue de compétences spécialisées.
Les emplois impliquant des tâches routinières, répétitives ou facilement codifiables sont naturellement plus exposés. À l'inverse, les métiers nécessitant créativité, intelligence émotionnelle, jugement complexe ou interaction humaine subtile conservent un avantage comparatif significatif.
Que faire face à cette transformation ?
Si les inquiétudes sont légitimes, elles ne doivent pas conduire à la paralysie. Plusieurs pistes se dessinent pour naviguer cette période de transition :
- Formation continue : L'acquisition de nouvelles compétences, notamment en lien avec l'IA, devient cruciale pour maintenir son employabilité.
- Compétences complémentaires : Développer des aptitudes difficilement automatisables (créativité, empathie, pensée critique) constitue un atout majeur.
- Veille active : Comprendre comment l'IA transforme son secteur permet d'anticiper plutôt que de subir.
- Dialogue social : Les entreprises et les salariés doivent construire ensemble des transitions justes et accompagnées. La génération Z, malgré ses inquiétudes, dispose d'atouts considérables : une aisance technologique naturelle, une capacité d'adaptation et une conscience aiguë des enjeux. Ces qualités seront déterminantes pour transformer l'anxiété actuelle en opportunité de réinvention professionnelle.
L'année 2026 marque un tournant où les craintes se concrétisent, mais où les stratégies d'adaptation se précisent également. La question n'est plus de savoir si l'IA transformera le travail, mais comment nous choisirons collectivement de façonner cette transformation.
Sources
https://www.cnbc.com/2026/01/20/ai-impacting-labor-market-like-a-tsunami-as-layoff-fears-mount.htmlhttps://www.reuters.com/technology/young-workers-most-worried-about-ai-affecting-jobs-randstad-survey-shows-2026-01-19https://www.imf.org/en/blogs/articles/2026/01/14/new-skills-and-ai-are-reshaping-the-future-of-workhttps://futurism.com/future-society/business-anxiety-ai-labor
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