Par Kazynski

Un cerveau de souris cultivé peut-il piloter un drone et remporter l'AI Grand Prix 2026 ?

Une équipe participe à l'AI Grand Prix 2026 avec un biocomputer utilisant des cellules cérébrales de souris cultivées pour piloter un drone. Palmer Luckey a validé cette approche révolutionnaire, initialement jugée contraire aux règles software-only de la compétition.

Représentation artistique d'un drone piloté par un biocomputer à neurones de souris cultivés

Un cerveau de souris cultivé peut-il piloter un drone et remporter l'AI Grand Prix 2026 ?

L'intelligence artificielle franchit une frontière inédite : celle du vivant. Une équipe participant à l'AI Grand Prix 2026 a choisi d'abandonner le code traditionnel au profit d'un biocomputer composé de cellules cérébrales de souris cultivées en laboratoire. Cette approche audacieuse, validée par Palmer Luckey lui-même, marque un tournant dans le domaine émergent de l'organoid intelligence.

Un cerveau biologique aux commandes d'un drone

Palmer Luckey, fondateur d'Oculus et figure emblématique de la tech, a annoncé qu'une équipe utilise un biological computer basé sur des neurones de souris cultivés pour contrôler un drone lors de l'AI Grand Prix. Cette compétition, réputée pour ses défis techniques exigeants, imposait initialement des solutions purement logicielles.

Pourtant, après examen, l'approche a été approuvée. Le biocomputer repose sur des clusters de neurones cultivés interfacés électriquement, capables d'apprendre et de réagir à des stimuli externes. Cette technologie n'est pas totalement nouvelle : elle s'inscrit dans la lignée de projets comme DishBrain, développé par Cortical Labs, où des neurones cultivés ont appris à jouer au jeu vidéo Pong avec une efficacité supérieure à celle de l'IA traditionnelle.

L'essor du biocomputing : quand les neurones remplacent les puces

Le biocomputing n'est plus de la science-fiction. Plusieurs acteurs investissent massivement dans cette technologie prometteuse :

  • FinalSpark, basée à Vevey en Suisse, développe des biocomputers utilisant des organoïdes humains pour des applications de calcul.
  • Reply et l'Université de Milan ont lancé un programme de recherche sur la plateforme CL1 de Cortical Labs, explorant les capacités des organoïdes neuronaux. Ces systèmes biologiques présentent des avantages théoriques considérables : apprentissage ultra-efficace et consommation énergétique extrêmement faible comparée aux supercalculateurs classiques. Les neurones biologiques, optimisés par des millions d'années d'évolution, pourraient surpasser les architectures numériques dans certaines tâches cognitives complexes.

Un marché en pleine expansion

Le secteur des organoïdes connaît une croissance fulgurante. Le marché, évalué à 804 millions de dollars en 2024, devrait atteindre 2,7 milliards de dollars en 2030, avec un taux de croissance annuel de 22,8 %. Cette dynamique reflète l'intérêt croissant des investisseurs et des chercheurs pour les applications du biocomputing, allant de la recherche pharmaceutique aux interfaces cerveau-machine.

Des défis techniques et éthiques majeurs

Malgré son potentiel, le biocomputing fait face à des obstacles importants :

  • Maintien en vie des cellules : les neurones cultivés nécessitent des conditions environnementales strictes (température, nutriments, oxygénation).
  • Fiabilité des interfaces : connecter électriquement des tissus biologiques à des systèmes électroniques reste complexe et sujet à des défaillances.
  • Questions éthiques : l'utilisation de tissus animaux, voire humains, soulève des interrogations morales encore non résolues. Concernant l'équipe participant à l'AI Grand Prix, la performance réelle du biocomputer n'a pas été divulguée, et le mécanisme exact du contrôle du drone reste confidentiel. Les aspects éthiques liés à l'usage de tissus animaux dans ce contexte n'ont pas non plus été précisés publiquement.

Vers une nouvelle ère de l'intelligence artificielle ?

L'approbation de cette approche par Palmer Luckey envoie un signal fort : les frontières entre biologie et technologie s'estompent. Si le biocomputer parvient à se distinguer dans la compétition, il pourrait ouvrir la voie à une nouvelle génération de systèmes hybrides, combinant la puissance de calcul du silicium et l'adaptabilité des réseaux neuronaux biologiques.

L'AI Grand Prix 2026 pourrait ainsi marquer un tournant historique, non pas par la victoire d'un algorithme plus performant, mais par la démonstration qu'un cerveau cultivé peut rivaliser avec les meilleures intelligences artificielles conçues par l'homme.

La question demeure : sommes-nous prêts à accueillir des intelligences qui ne sont ni purement biologiques, ni entièrement artificielles, mais un mélange des deux ?

Sources

  • https://www.numerama.com/tech/2171839-pour-gagner-lai-grand-prix-une-equipe-mise-sur-un-cerveau-de-souris-plutot-que-sur-du-code.html
  • https://x.com/PalmerLuckey/status/2018152238368354564
  • https://www.bilan.ch/story/biocomputing-finalspark-cultive-des-mini-cerveaux-humains-a-vevey-146817617036
  • https://x.com/KaffDigital/status/2018670187378291103
  • https://x.com/netzpalaver/status/2018659346385670614

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