Par Kazynski

Neuralink atteint-elle vraiment 21 participants dans ses essais cliniques internationaux en 2026 ?

En janvier 2026, Neuralink a franchi une étape symbolique : 21 personnes participent désormais à ses essais cliniques aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada. Entre restauration de la parole en temps réel et contrôle mental anticipatif, l'interface cerveau-machine d'Elon Musk accélère sa marche vers la fusion homme-IA.

Illustration d'un implant cérébral Neuralink avec électrodes connectées au cerveau humain

Neuralink atteint-elle vraiment 21 participants dans ses essais cliniques internationaux en 2026 ?

Une expansion internationale qui marque un tournant

Deux ans après les premiers implants humains du programme Telepathy, Neuralink franchit un cap symbolique. Le 28 janvier 2026, l'entreprise d'Elon Musk a annoncé compter 21 participants inscrits dans ses essais cliniques mondiaux. Un chiffre qui témoigne d'une accélération notable du déploiement de ses interfaces cerveau-machine.

Ces essais ne se limitent plus aux États-Unis : ils s'étendent désormais au Royaume-Uni (programme GB-PRIME) et au Canada (programme CAN-PRIME). Cette internationalisation reflète l'ambition de Neuralink de valider sa technologie à plus grande échelle, tout en respectant les cadres réglementaires de chaque pays.

Qui sont les participants et que visent ces essais ?

Les 21 volontaires recrutés souffrent de paralysies sévères, de sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou de lésions médullaires. L'objectif principal reste le même : leur permettre de contrôler des dispositifs numériques par la pensée, sans recourir à aucun mouvement physique.

Mais Neuralink ne s'arrête pas là. L'entreprise a récemment lancé un nouveau protocole baptisé VOICE, conçu pour restaurer la parole en temps réel. Selon les informations disponibles, ce système viserait à permettre aux patients de communiquer à une vitesse de 140 mots par minute, un débit proche de la parole naturelle.

La date exacte de début de ces essais VOICE reste toutefois incertaine.

Des signaux neuronaux de meilleure qualité

L'un des défis majeurs des interfaces cerveau-machine réside dans la stabilité et la qualité des signaux captés. Sur ce point, Neuralink affiche des résultats encourageants : 18 des 20 cas récents ont montré une amélioration de la qualité des signaux neuronaux enregistrés.

Cette progression technique est cruciale pour garantir un contrôle fiable et durable des dispositifs connectés. Elle ouvre également la voie à des applications plus complexes, comme l'anticipation des intentions de l'utilisateur.

Un implant nouvelle génération à 3 000 électrodes

Neuralink prépare déjà la prochaine itération de son implant. Celui-ci intégrera 3 000 électrodes, soit trois fois plus que les versions actuelles. Cette multiplication des points de contact avec le cerveau permettra de capter un volume de signaux neuronaux bien plus important.

En théorie, cela devrait améliorer la précision du contrôle mental et ouvrir la porte à des interactions plus subtiles et anticipatives. Toutefois, le taux de rétention des fils (threads) avec ce nombre d'électrodes n'a pas encore été testé chez l'humain, ce qui constitue une incertitude technique importante.

Un patient britannique parle d'expérience « magique »

Au Royaume-Uni, un participant à l'essai GB-PRIME a livré un témoignage frappant. Il décrit l'implant Neuralink comme une expérience « magique », capable d'anticiper ses pensées avant même qu'il ne les formule pleinement.

Ce type de retour, bien que subjectif, illustre le potentiel de cette technologie à transformer radicalement l'expérience utilisateur. Il soulève aussi des questions fascinantes sur la nature même de l'intention et de la conscience, lorsque la machine semble « devancer » l'esprit.

Il convient néanmoins de noter que cette capacité d'anticipation n'a été confirmée que par un seul patient (Noland), ce qui limite pour l'instant la portée de cette observation.

Deux ans de Telepathy : un bilan en demi-teinte ?

Le programme Telepathy, lancé il y a deux ans, a permis de poser les bases de cette nouvelle génération d'interfaces cerveau-machine. Les premiers patients ont pu contrôler des ordinateurs, jouer à des jeux vidéo ou communiquer, le tout par la pensée.

Mais le passage de quelques patients à plusieurs dizaines, voire centaines, reste un défi colossal. Les questions de sécurité, de biocompatibilité à long terme et de scalabilité industrielle demeurent ouvertes.

Vers une fusion homme-machine en 2026 ?

Avec 21 participants et des essais sur trois continents, Neuralink entre dans une phase de validation clinique plus large. L'entreprise ne cache pas son ambition : déployer massivement cette technologie dans les années à venir.

La restauration de la parole, le contrôle anticipatif et l'augmentation du nombre d'électrodes dessinent les contours d'une interface cerveau-IA de plus en plus sophistiquée. Mais entre les annonces et la réalité clinique, il reste encore un fossé à combler.

Ce qui est certain, c'est que 2026 marque une accélération tangible. Les prochains mois diront si Neuralink parvient à tenir ses promesses, ou si les limites biologiques et techniques freineront cette marche vers la fusion homme-machine.

Sources

  • https://www.reuters.com/legal/litigation/elon-musks-neuralink-says-it-has-21-participants-enrolled-trials-2026-01-28
  • https://neuralink.com/updates/two-years-of-telepathy
  • https://x.com/chamath/status/2017698612508262875
  • https://news.sky.com/story/man-given-musks-neuralink-brain-chip-in-uk-trial-says-it-feels-magical-and-gives-new-hope-13500126
  • https://3dvf.com/en/elon-musk-has-already-tapped-into-the-brains-of-21-people-thousands-more-to-follow-in-2026-with-mass

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